Short · 12/09/2026
Les écoles ferment. La bureaucratie, elle, reste ouverte.
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En juin dernier, canicule, 1 800 écoles qui ferment. Tout simplement parce que, et je peux en témoigner lorsqu’on est maire et qu’on a en charge des écoles communales, jusqu’à la canicule, dans toutes les directives qu’on a reçues, il ne fallait surtout pas mettre la climatisation. Ce qui est absurde d’un point de vue environnemental, aujourd’hui ça a été démontré, et ce qui surtout, pour les enseignants, pour les enfants et pour les personnels techniques, génère des conditions de travail qui ne sont pas du tout à la hauteur.
Ceux qui nous interdisaient, ou en tout cas qui pénalisaient les investissements avec climatisation, ont tous des clims dans leurs locaux. À Cannes, on a mis la clim au moins dans une grande salle par école, 33 écoles, et on va continuer de le faire. Ce qui est absolument aberrant, c’est que dans les fonds verts ou dans tous les dispositifs d’aide, on ne prévoyait pas d’aider la clim. Au contraire, il était marqué noir sur blanc qu’il fallait éviter de mettre la climatisation.
En revanche, ce qui nous a fait étouffer aussi, outre la chaleur, le soleil, c’est la bureaucratie : les 1 800 pages minimum pour une notice thermique pour construire une école, ça peut aller jusqu’à 10 000 pages. On meurt de la chaleur, mais on meurt aussi étouffé par la paperasse qui éloigne les moyens de l’usager de la nécessité.
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